Qui a inventé le yoga ?

par Camille Carcenac

De plus en plus de personnes à travers le monde se familiarisent avec la pratique du yoga. Physique, mentale et spirituelle, cette dernière ne cesse de séduire de nouveaux adeptes d’années en années. Cependant, nous sommes prêts à parier que plus d’un s’est déjà posé cette grande question, mais qui a inventé le yoga à l’origine ?

Dans cet article, nous allons revenir sur l’invention de cette pratique ancestrale, ainsi que sur l’apparition progressive de ses principaux styles. Nous vous souhaitons à tous une très bonne lecture !

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L’histoire autour de la création du yoga

Les origines du yoga, ancestrales et mystérieuses

Une grande majorité des postures que nous connaissons et pratiquons aujourd’hui sont pour la plupart très récentes. En effet, elles ont toutes entre 5 et 80 ans maximum. Mais la discipline du yoga, devenue une pratique physique très populaire dans le monde occidental, est avant tout une pratique regroupant des techniques de méditation et de respiration millénaires. Mélange entre philosophie et médecine holistique, le yoga est un véritable art de vivre, à la croisée entre l’hindouisme et le bouddhisme.

C’est sans surprise que tout commença en Inde, il y a pas moins de 5 000 ans. La signification du mot yoga signifie “union sacrée” en sanskrit, la langue sacrée indienne. Le terme yogi fut quant à lui développé plus tard, comme désignant un ascète indien, pratiquant quotidiennement le yoga. On se demande alors, comment une pratique née il y a des milliers d’années peut être aussi présente dans notre société actuelle ?

L’histoire du yoga a de nombreuses parts d’ombre. En effet, sa transmission fut pendant très longtemps uniquement orale et ses enseignements restèrent secrets et très exclusifs. Le yoga était réservé à une infime partie de la population, ce qui crée une grande incertitude concernant l’exactitude de ses origines.

Les premiers textes sacrés sur le yoga furent écrits sur des feuilles de palmier. De ce fait, ils étaient très fragiles, et un grand nombre d’entre eux furent abîmés, voire complètement détruits. Bien que de nombreuses sources confirment que le développement du yoga remonte à environ 5 000 ans, certains chercheurs pensent que ce dernier pourrait avoir jusqu’à 10 000 ans. Oui, vous avez bien lu, 10 000 ans.

Autrement dit, l’histoire du yoga est ancienne et très riche. C’est pourquoi elle peut être divisée en quatre périodes historiques bien définies : la période pré-classique, la période classique, la période post classique et la période moderne.

Le développement du yoga est apparu avec la civilisation Indus-Sarasvati, il y a (minimum) 5 000 ans. Cette civilisation était présente dans le nord de l’Inde, et rédigea les premiers textes connus de cette pratique. Cette collection de textes, aussi appelée Rig Veda, contenait notamment des chants de mantras et des rituels sacrés qu’opéraient les brahmanes (les prêtres de la culture védique).

Au fil des siècles, la pratique du yoga fut “raffinée” et enrichie par les brahmanes, mais aussi par les Rishis. Rishis correspondant au statut de voyant mystique dans la culture védique. Ces derniers ont combiné leurs efforts afin de créer un grand nombre d’écrits yogiques (les spécialistes de l’histoire du yoga parlent d’environ 200 textes). Le plus célèbre d’entre eux date d’environ 2 500 ans et s’appelle Bhagavad-Gîtâ. À travers ces écrits, les valeurs de sacrifice de l’égo, de la connaissance de soi, de la dévotion (bhakti yoga), de l’action positive (karma yoga) ou encore de la sagesse (jnana yoga) furent exposées comme des commandements de vie.

Plus tard, le yoga sera également mentionné dans les Upanishad, des textes philosophiques en lien avec l’hindouisme. Ces derniers datent du 7ème/8ème siècle avant Jésus-Christ et furent d’abord regroupés par le maître Vyasa.

Aujourd’hui, on peut citer 12 Upanishad dit majeurs, rédigés entre 800 et 200 avant Jésus-Christ :

  • Isha Upanishad,
  • Kena Upanishad,
  • Katha Upanishad,
  • Prashna Upanishad,
  • Mundaka Upanishad,
  • Mandukya Upanishad,
  • Taittiriya Upanishad,
  • Aitareya Upanishad,
  • Chandogya Upanishad,
  • Brihadaranyaka Upanishad,
  • Shvetashvatara Upanishad et
  • Kaushitaki Upanishad.

C’est grâce à ces écrits que l’Europe a découvert les fondements de l’hindouisme, au 19ème siècle, de part la colonisation britannique de l’Inde.

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L’ère classique du yoga et les enseignements de Patanjali

Durant cette période dite “pré-classique”, le yoga était encore un concept flou, aux fondements un peu brouillons. Il comportait notamment des techniques et croyances contradictoires, en d’autres termes cela partait un peu dans tous les sens.

L’entrée dans la période classique fut marquée par le recueil de Patanjali, également connu sous le nom de Yoga-Sûtras. Ce récit, datant de 200 ans avant J-C, fut le premier à exposer clairement les principes du yoga.

Composé de 196 sutras, ou aphorismes (petites phrases), ce recueil philosophique expose les différentes manières d’appréhender le yoga dans la vie quotidienne.

Cet ouvrage est aujourd’hui la référence dans l’apprentissage du yoga, et sert de support aux formations pour devenir professeur de yoga. À travers cet oeuvre, Patanjali décompose le chemin de la pratique du yoga en 8 étapes :

  • Yamas, que l’on peut traduire par « règles sociales« . Ce premier pilier évoque la relation juste que chaque être doit entretenir avec son environnement social.  Il est constitué de 4 règles :
    • Ahimsa : le principe de non-violence, physique comme orale,
    • Satya : la vérité, savoir rester authentique,
    • Asteya : ne pas voler, ou prendre des choses qui ne nous appartiennent pas (aussi bien des biens matériels, que des idées),
    • Brahmacharya : l’abstinence, le fait de s’éloigner de toute source de distraction,  
    • Et enfin, Aparigraha : ne pas cultiver la possessivité, chasser l’avidité, se contenter de ce dont on a besoin. 
  • Niyama, ou règles personnelles d’auto-discipline. Ici, il est question de l’attitude juste et appropriée à avoir avec soi-même. On compte 5 règles pour ce pilier : 
    • Sauca : la pureté et propreté du corps, avoir une bonne hygiène de vie et vivre dans un espace ordonné,
    • Santosha : le contentement, être reconnaissant de ce que l’on a,
    • Tapas : le travail, le fait d’accomplir les tâches du quotidien ou de cultiver l’envie de l’effort,
    • Svadhyaya : l’étude, l’apprentissage de soi, apprendre à mieux se connaître, 
    • Ishvara pranidhana : le lâcher prise, savoir s’en remettre à l’univers, laisser aller le besoin de contrôle sur les éléments qui ne dépendent pas de nous.  
  • Asanas, cette partie-là, nous la connaissons tous, elle concerne les postures. La posture engage notre force physique, notre mental, nos émotions ainsi que notre spiritualité. Dans ce pilier, on sous-entend deux types de postures :
    • Dans un premier temps, la posture culturelle. C’est l’exercice du corps physique, entraînant la meilleure circulation des énergies de l’organisme, de l’esprit et de l’âme, et ainsi harmoniser le corps et l’esprit.
    • Dans un second temps, la posture méditative. Ici, on parle de la pratique plus « intériorisée » et statique, où le corps et l’esprit sont canalisés. La fameuse Padmasana (posture du lotus) est la posture méditative par excellence, mais il en existe d’autres.
  • Pranayama, si vous pratiquez le yoga, vous êtes aussi sûrement familier avec ce pilier, englobant les exercices de respiration. La traduction littérale de Pranayama est « le contrôle, ou la régulation de l’énergie vitale (prana)« .  Le terme prana est utilisé ici pour qualifier le souffle. La régulation de la respiration a pour objectif de faciliter la pratique des postures (asanas), mais aussi d’aiguiser la conscience de notre corps, de notre homéostasie générale, et enfin de favoriser une meilleure concentration mentale. Là où les hommes respirent uniquement pour survivre, les yogis respirent pour mieux vivre.
  • Pratyahara, aussi qualifié du retrait des sens. Nos 5 organes sensoriels nous permettent de répondre aux différents stimulis de notre monde extérieur (sons, odeurs, objets…). Cependant, cela est également une cause de distraction et de décentrage. C’est pourquoi la pratique de Pratyahara nous permet de faire une pause, d’oublier l’environnement qui nous entoure, afin de ne pas nous « noyer » dans les contraintes sociales, et ainsi rester connecter à la nature qui nous est propre. 
  • Dharana, que l’on peut traduire « la capacité de concentration« . Pour exercer cette dernière, le yogi focalise toute son attention sur un objet. Soit externe, comme une photo, une pierre, une plante ou encore un mandala. Soit il peut se concentrer sur un objet interne, comme le souffle, la récitation d’un mantra (en silence), les battements de son coeur, une image mentale (ou visualisation), ou encore les sensations physiques d’une certaine partie du corps. Pendant cet exercice, les yeux sont fermés, l’attention reste uniquement concentrée sur l’objet choisi et les ressentis qui en découlent.  Pendant ce moment de concentration, notre esprit pourra perdre la perception de toute autre sensation et stimuli extérieur. Avec le temps, ce sentiment peut durer plusieurs secondes, voire plusieurs minutes. Plus la pratique sera assidue, plus la capacité à pratiquer cette « concentration exclusive » sera longue. 
  • Dhyana, l’étape au-dessus de Dharana, la méditation. En effet, après être entré dans cette phase de « concentration unique », il est à présent possible d’aller plus loin, et d’atteindre l’état méditatif. Ce dernier est atteint lorsque le flot de pensées s’écoule, sans que l’esprit s’attache à l’une d’entre elles. L’esprit laisser aller, laisser couler. En aucun cas il réduit l’éprouevement d’émotion ou la capacité de penser, il permet simplement de les laisser partir aussi rapidement qu’elles sont venues.
  • Et pour terminer, Samadhi, ou l’état de bien être absolu, l’état d’unité. Voici l’étape ultime, le Graal du yogi. Dans cette étape d’accomplissement, on ne constate plus de différences entre les êtres, on ressent l’unité et la connexion avec tous et avec l’univers en général.

 

La période post-classique

La période post-classique définit la transition entre l’ère classique et l’ère moderne du yoga que nous connaissons aujourd’hui. Cette dernière débuta plusieurs siècles après la diffusion des enseignements de Patanjali.

Les maîtres yoga de cette période développèrent un ensemble de pratique visant à rajeunir le corps et à prolonger la vie. En opposition avec les enseignements plus anciens (notamment le recueil Rig Veda de la période pré-classique), ces derniers considèrent pour la première fois le corps comme un outil à part entière pour atteindre l’illumination.

C’est ainsi que le Tantra yoga fut développé. Ce dernier regroupe un ensemble de pratiques pour nettoyer le corps et l’esprit. Autrement dit, l’objectif était d’avoir un « esprit sain, dans un corps sain”. C’est également avec le Tantra yoga qu’on développe pour la première fois un ensemble de postures à enchaîner pour favoriser un bon fonctionnement du corps. Le Hatha yoga est ainsi né.

Enfin, grâce au Tantra, le concept des chakras fut également créé. Le terme sanskrit chakra signifie « roue » ou encore « disque ». Un chakra désigne un centre énergétique, par lequel l’énergie vitale circule. Comme nous l’avons vu précédemment, le terme d’énergie vitale est désigné par le mot « Prana« , ou « Chi » dans la médecine chinoise.

L’énergie circule de bas en haut à travers ces disques, puis ressort de manière latérale, sur les côtés. Ces derniers témoignent de notre vitalité, force mentale, immunité et ouverture face au monde. D’après certains textes, le corps humain comporte pas moins de 88 000 chakras, reliés entre eux pas des Nadis.  Cependant, on compte seulement 7 chakras dits principaux. Ces derniers communiquent entre eux, afin d’apporter équilibre et santé à notre organisme, ainsi qu’à notre esprit et âme.

Les Chakras principaux sont :

  • Le Chakra Racine, Muladhara. Selon l’Ayurvéda (médecine traditionnelle indienne, aussi vieille que le yoga lui-même) ce premier chakra est situé à la base de la colonne vertébrale, entre les parties génitales. Il est connecté à l’élément Terre et permet la stabilité (d’un point de vue physique comme mental). Il favorise également nos instincts de survies et est de couleur rouge foncé.
  • Le Chakra Sacré, Svadisthana. Ce deuxième chakra se situe sous le nombril. De couleur orange, il apporte l’énergie à notre bassin, bas du dos, organes sexuels et aux intestins. Il est également étroitement relié à l’émotion du plaisir, ainsi qu’à notre créativité et la construction de notre autorité.
  • Le Chakra du Plexus Solaire, Manipura. Le troisième chakra se trouve dans le creux de l’estomac. Sa couleur est le jaune, comme le soleil. Il contrôle les actions du diaphragme ainsi que de l’appareil digestif. C’est le siège de nos émotions, notamment non résolues. Le Chakra Solaire renforce notre identité et notre place d’individu dans le monde.
  • Le Chakra du Coeur, Anahata. Concernant le quatrième chakra, comme son nom l’indique, il se situe au niveau du coeur, et plus particulièrement au creux de la poitrine. Ce dernier est vert et est responsable des systèmes circulatoires dans le corps (respiration, sang, eau, lymphe…), ainsi que du système immunitaire. Le chakra du coeur permet de développer l’amour de soi, ainsi que l’amour et la compassion pour les autres.
  • Le Chakra de la gorge, Vishuda. Le cinquième chakra se trouve au milieu de la gorge et est de couleur bleu ciel. Il est connecté à la gorge, mais aussi aux cervicales, à la bouche, aux bras, ainsi qu’aux poumons. Ce dernier permet de faire le lien entre notre conscience individuelle et la conscience universelle.
  • Le Chakra du troisième oeil, Ajna. Le sixième chakra se situe entre les deux sourcils. De couleur bleu indigo, il est relié à notre persecption, notre abilité à voir et ressentir les choses. Il est étroitement connecté au visage, ainsi qu’à la moelle épinière.
  • La Chakra couronne (ou coronal), Sahasrara. Le septième et dernier chakra se situe au-dessus de la tête. Ce dernier est violet et interagit avec le cerveau et le système nerveux. Il relie chaque être humain avec l’Univers, la Conscience Universelle.

L’ère moderne du yoga et l’arrivée de la pratique Hatha

Ce n’est qu’à la fin du 19ème siècle que le yoga connut un virage décisif. Cette période est marquée par l’ouverture de la pratique du yoga au monde occidentale. En effet, les maîtres de yoga commencèrent à voyager en Europe et en Amérique du Nord. Leur volonté était d’étendre cette méthode au plus grand nombre, en la rendant accessible et universelle.

Au fur et à mesure du 20ème siècle, le yoga gagna en popularité et attira de plus en plus de nouveaux adeptes, notamment sur le continent nord américain. Et ceci n’est pas un hasard. En effet, l’une des toutes premières conférences de yoga fut donnée par Swami Vivekananda, à Chicago, en 1893. Swami Vivekananda dévoila au grand jour cette pratique ouverte à tous, quelque soit votre âge, votre sexe, votre religion, votre condition… L’audience fut conquise en un rien de temps ce jour-là.

Près de cinquante ans plus tard, de grands maîtres yoga, tels que T. Krishnamacharya et Swami Sivananda se lancèrent dans la “promotion” du Hatha yoga et de ses bienfaits pour le corps, mais aussi pour l’esprit. Le maître yoga Krishnamacharya ouvrit même une toute première école d’enseignement de Hatha yoga à Mysore, en 1924.

Krishnamacharya fut également un mentor pour un grand nombre de yogis à travers l’Inde. Il a transmis son héritage et son savoir au plus grand nom du yoga moderne, tels que B.K.S Iyengar, T.K.V. Desikachar ou encore Pattabhi Jois.

Au fil du temps, de nombreuses écoles furent créées un peu partout dans le monde, mais aussi des ashrams et autres centres de yoga. Dans les années 1950, les Etats-Unis était sous le charme de cette pratique, et le nombre de pratiquants n’a fait qu’augmenter depuis. L’Europe fut conquise plus récemment, notamment en France et le Royaume-Uni.

Une prolifération des formes de yoga au fil du temps

Nous n’allons malheureusement pas pouvoir citer tous les différents types de yoga qu’il existe à ce jour, la liste serait bien trop longue. Mais nous pouvons vous brosser un portrait approfondi des 6 principaux styles de yoga les plus répandues, et de leurs origines.

Hatha yoga

Bien évidemment, nous nous devons de commencer avec la pratique du Hatha yoga. Un style incontournable, représentant la pratique physique originelle du yoga. La pratique physique fut évoquée pour la première fois dans des écrits au 12ème siècle après Jésus-Christ. Ces textes parlent de 4 différents styles de yoga :

      • Le yoga Mantra,
      • Le Laya yoga,
      • Le Raja yoga,
      • Et le fameux Hatha yoga.

Distinctes les unes des autres, elles furent cependant regroupés au 15ème siècle, sous le nom de Hatha yoga. La toute première séquence de yoga (enchaînement de postures), n’est autre que la très célèbre Salutation au Soleil : Surya Namaskar. L’ originelle est en effet issue du Hatha yoga. Puis de nombreuses autres variations furent leurs apparitions par la suite, notamment de part la création de nouveaux types de yoga

Bien qu’apparue au cours de la période post-classique, ce ne fut qu’à partir des années 1920 que cette pratique physique du yoga connut un immense succès, très vite devenu international. Le maître yoga Krishnamacharya participa grandement à la montée de cette pratique, en l’important en Occident.

De nos jours, le Hatha yoga est exercé aux quatre coins du monde, et ses enseignements sont diffusés dans plusieurs milliers d’écoles.

Vinyasa yoga

Sûrement l’un des styles de yoga les plus connus avec le Hatha yoga. Comme nous l’avons évoqué précédemment, Krishnamacharya offrit au monde les prémices du yoga au début du 20ème siècle.

Mais il fut aussi l’un des tout premiers à faire évoluer la pratique du Hatha yoga, en la rendant plus dynamique. Il décida en effet d’enseigner le yoga différemment. Les postures étaient enchaînées de manière plus intense, rythmées par notre propre respiration. Les principes du Vinyasa yoga sont ainsi nés.

Aujourd’hui, le Vinyasa est l’une des pratiques de yoga les plus populaires à travers le monde. Un yoga dynamique et énergisant, aux nombreux bienfaits pour la santé physique et mentale.

Ashtanga yoga

Parmi les élèves de Krishnamacharya, on compte notamment Pattabhi Jois, un autre personnage important du yoga moderne. Ce dernier est lui aussi à l’origine d’un nouveau style de yoga : Le yoga Ashtanga. C’est une pratique physique, avec un nombre de séries bien précis à effectuer, dans un ordre défini. Cette méthode dynamique et stricte inspira grandement le Vinyasa yoga.

La pratique Ashtanga fut développée par Pattabhi Jois dans les années 1930. Il ouvrit même par la suite sa propre école en 1948, à Mysore, dans le sud de l’Inde. Cette dernière est aujourd’hui une véritable institution. Des étudiants du monde entier s’y rendent pour suivre ses enseignements.

Bien que décédé aujourd’hui, c’est son petit-fils qui s’occupe à présent de l’école, dans le respect des traditions instaurées par son grand-père.

Iyengar yoga

BKS Iyengar, père fondateur du style de yoga du même nom, fut lui aussi un des élèves de Krishnamacharya.

Ce dernier a connu une enfance très difficile et était en très mauvaise santé. Très jeune, il fut emmené dans un centre de yoga et commença sa pratique, en l’adaptant à sa condition. Au fil de son enseignement, B.K.S Iyengar retrouva force et santé, et développa une pratique de yoga “thérapeutique”, s’adaptant aux capacités et limites de chacun.

Le yoga Iyengar est ainsi apparu dans les années 1970, et la première école d’enseignement fut ouverte en Inde en 1975, par B.K.S Iyengar en personne. De plus, les cours de yoga Iyengar sont très souvent recommandés de nos jours pour le traitement post-opératoire d’un grand nombre de patients.

Bikram yoga

Cette pratique de yoga fut elle aussi créée au début des années 1970, par un maître Indien du même nom, Bikram Choudhury. Ce dernier s’inspira des concepts du Hatha yoga, en y ajoutant l’atmosphère d’une pièce chauffée à 40 degrés.

En effet, la volonté de Bikram Choudhury était de reproduire un climat humide pour la pratique en salle, afin de se rapprocher du climat indien dans lequel il avait lui-même appris le yoga. Cette pratique donna également naissance à un autre style de yoga très populaire de nos jours : Le Hot yoga.

Yin yoga

Le Yin yoga est une pratique récente, au succès fulgurant. Née il y a à peine 20 ans de cela, cette pratique douce s’est développée autour de la médecine chinoise, du Taoïsme et d’asanas lentes.

Cette pratique fut créée par Paul Grilley, et elle considère chaque être dans sa dimension physique, mais aussi énergétique. En effet, le but du Yin yoga est de permettre un déblocage complet du corps, afin de laisser l’énergie circuler au mieux. Ainsi, les différentes fonctionnalités de notre corps peuvent travailler de manière optimale.

Cette liste ne s’arrête pas là, Restauratif, Nidra, ou encore Kundalini yoga, le nombre de styles est aujourd’hui bien plus important.

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L’Histoire est ce qui nous connecte en tant que civilisations et cultures. Comme bien d’autres, celle du yoga reste encore à ce jour confuse et plutôt complexe. Quel âge a cette pratique ? Qui l’a inventé ? Le yoga s’exprime sous bien des formes et s’enseigne sous différents angles. La réponse n’est donc pas si simple.

Le yoga est né des croyances ancestrales indiennes, auxquelles se sont ajoutées différentes pratiques, de différentes civilisations, et ceci durant plusieurs millénaires. Attribuer la création du yoga à une personne en particulier est donc impossible, puisque les différents acteurs et fondateurs de cette pratique se comptent par milliers.

En tant qu’adeptes yogis du 21ème siècle, nous nous devons de faire perdurer cette pratique, en la faisant évoluer une fois de plus, tout en respectant ses valeurs traditionnelles. N’est-ce pas le chemin du yoga depuis toutes ces années ? Une pratique qui évolue aux enjeux de son temps ?

Namaste.

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