Guide de méditation – 7 différents types de méditation, les connaissez-vous tous ?

par Camille Carcenac

Ah la méditation ! Vous êtes sûrement déjà familier avec ce terme. Ce mot vient du latin “meditare”, signifiant « contempler ». À la mode depuis quelques années, cette pratique est pourtant ancestrale. Mélange entre pratique mentale et spirituelle, cette dernière favorise le lâcher-prise et la paix intérieure. Chose dont nous avons cruellement besoin dans notre société actuelle.

Il existe plusieurs façons de méditer. On pourrait même dire qu’il existe autant de manières que de personnes. En effet, chacun peut adapter sa méditation en fonction de ses besoins et des bienfaits recherchés. C’est pour cela qu’il existe différents types de méditation, aux techniques diverses et variées.

Au-delà de la réduction du stress, de l’anxiété, ou de la meilleure gestion des émotions, la méditation participe à l’éveil spirituel. Certaines religions, comme le bouddhisme ou l’hindouisme, la prônent tout particulièrement.

Nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer cette méthode millénaire à travers le monde, mais connaissons-nous pour autant les différentes variantes de la méditation ?

Voilà pourquoi nous vous avons préparé cet article aujourd’hui. Dans un premier temps, nous vous parlerons de l’origine de la méditation, ainsi que de ses principes et de ses bienfaits. Puis, dans un second temps, nous vous présenterons 7 différents types de méditation. Enfin, pour terminer en beauté, nous vous donnerons nos meilleurs conseils pour commencer à méditer.

Bonne lecture à vous tous !

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Qu’est-ce que la méditation ?

Les origines de la méditation

L’art de la méditation remonte à plusieurs milliers d’années. Pratique d’origine indienne, elle fut longtemps réservée à un tout petit nombre de personnes. C’est pourquoi les premiers écrits évoquant la méditation ne datent que de 500 avant J.-C.

Puis, au fil du temps, cette dernière évolua à travers la religion Bouddhiste. Notamment grâce à Bouddha, qui a atteint l’illumination, ou le Samadhi en sanskrit, grâce à cette pratique mentale. Il a ensuite transmis l’art de la méditation à tous les pratiquants bouddhistes.

Par la suite, ce fut au tour de la religion hindouiste de diffuser cette pratique. Grâce aux célèbres “Yoga Sutras” de Patanjali, rédigés au 2ème siècle après J.-C, la méditation fut intégrée au sein de la pratique religieuse hindouiste.

Enfin, au cours du 20ème siècle, la méditation fut occidentalisée. En effet, elle a été diffusée à travers le monde par différents maîtres yoga indiens à partir des années 1950.

Les principes de la méditation de pleine conscience

Les principes fondamentaux de la méditation sont très simples. L’objectif est d’entraîner son mental, en réduisant le flot de nos pensées. Ainsi, vous pouvez entrer dans un état de calme et de paix intérieure.

Votre intention est portée sur votre corps, sur vos sensations, mais aussi sur votre respiration. L’idée est de vous recentrer sur vous-même, d’effectuer une sorte de « body scan » (visualisation où l’on scanne les sensations du corps, de haut en bas) et d’oublier pendant quelques instants votre environnement extérieur. C’est pour cela que l’on parle de pleine conscience, ou de mindfulness meditation en anglais. Ce concept, bien qu’existant et pratiqué depuis déjà des siècles en Inde, fut introduit en Occident avec le travail de John Kabat-Zinn. Son programme « Mindfulness-Based Stress Reduction (MBSR) », développé en 1979, marqua le commencement de la pratique de la méditation en Occident.

Avec de la pratique, vous gagnerez en quiétude et en sérénité. Cependant, cela demande du temps, de la persévérance et de la concentration. Parallèlement, cela développe votre patience, ainsi que votre constance.

Vous l’aurez donc compris, la médiation demande de l’entraînement. Mais ne vous inquiétez pas, cette pratique peut prendre une vie entière avant d’être maîtrisée. Ne vous jugez pas ou ne venez pas vous ajouter une pression inutile. De plus, chacun vit cette expérience de manière différente, ne cherchez donc pas à vous comparer aux autres.

Allez-y progressivement. En effet, au début quelques minutes seulement suffisent.
De plus, il existe plusieurs techniques de méditation, n’hésitez donc pas à choisir celle qui vous convient le mieux.

Pour en savoir plus, voici une vidéo d’initiation à la méditation. Cette « guided meditation » est excellente pour les débutants : Méditation pleine conscience.

Les bienfaits de la méditation

C’est sans surprise que la méditation comporte de multiples bienfaits. De manière générale, des études scientifiques ont constaté que la pratique régulière de la méditation améliore la qualité de vie, ainsi que le bien-être de chaque individu.

Ce n’est pas un hasard si la médiation est de nos jours recommandée par les professionnels de santé. Que cela soit au travail, ou dans votre vie personnelle, la méditation viendra impacter positivement votre quotidien. En fonction du type de méditation, les bienfaits peuvent varier.

Cependant, on compte un grand nombre de bienfaits communs à chaque pratique de méditation, tels que :

  • Une détente musculaire et nerveuse,
  • Un apaisement des pensées négatives,
  • Un ancrage dans le moment présent,
  • Un esprit plus positif,
  • Une meilleure concentration,
  • Une meilleure respiration,
  • Une stimulation de la créativité,
  • Une meilleure productivité,
  • Une meilleure santé physique et mentale en générale,
  • Une meilleure confiance en soi,
  • Un développement de votre intuition,
  • Une meilleure gestion du stress,
  • Une sensation de calme et de sérénité,
  • Une meilleure posture.

Autrement dit, quelles que soient vos habitudes concernant la méditation, cela aura un impact plus que positif sur votre corps, mais aussi sur votre esprit. Qu’attendez-vous pour commencer ?

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Quels sont les différents types de méditation ?

La méditation transcendantale, ou méditation sonore

La méditation sonore, ou méditation du son primordial, se base essentiellement sur le chant de mantras. Certains d’entre vous se demandent sûrement, mais qu’est-ce qu’un mantra ? Dans l’hindouisme, le bouddhisme ou encore le sikhisme et le jaïnisme, un mantra peut être est un son, composé d’une ou plusieurs syllabes, ou bien un mot seul, ou une petite phrase que l’on répète en rythme durant la méditation. Les sons créés par ce chant viennent faire vibrer la gorge, et ont pour but de résonner jusque dans votre esprit.

Durant certains cours de yoga, en plus des différentes asanas, de la méditation et de la relaxation, il se peut qu’il y ait des chants de mantras. Notamment lors de cours de Kundalini yoga.

Le mantra le plus classique utilisé lors de la méditation est le traditionnel “Ohm”. Ce dernier est souvent utilisé dans le but d’éloigner les pensées négatives et de se concentrer dans l’instant présent. En d’autres termes, la méditation du son primordial éloigne le bruit de l’esprit. Car oui, nous avons tous cette petite voix dans la tête, qui ne nous murmurent pas toujours des pensées positives. En chantant les mantras, vous retrouvez calme et apaisement.

Les mantras ne sont en aucun cas des mots ou sonorités choisies au hasard. Au contraire, ces derniers possèdent des significations sacrées, datant de plusieurs millénaires.

Parfois, la méditation transcendantale, ou transcendental meditation en anglais, peut aussi se faire avec un instrument ou avec de la musique. Parmi les instruments les plus courants, on retrouve le bol chantant, aussi appelé bol tibétain. L’utilisation d’un triangle, d’un hang (type de tambour) ou encore de carillons est aussi fréquente lors de la méditation.

Les sonorités créées par ces instruments produisent des vibrations stimulant la concentration de l’esprit. En effet, les différentes notes musicales ont un effet direct sur les cellules du corps, mais aussi sur le fonctionnement du cerveau.

Certains maîtres yoga utilisent le son comme outil thérapeutique. Ce dernier vient en effet calmer l’esprit, apaiser les “turbulences” émotionnelles, tout en développant un état de détente profonde.

Cette dernière fut développée et occidentalisée par le maître indien Maharishi Mahesh Yogi, en 1958.

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La méditation Vipassana

La méditation Vipassana, également connue sous le nom de méditation d’intériorisation (insight meditation en anglais), est une pratique très ancienne.

Cette forme de méditation s’axe autour d’une respiration nasale, tout en identifiant chacune de nos pensées et émotions, de les observer, sans pour autant les juger ou les qualifier de “bonnes” ou “mauvaises”.

Cette technique nous incite à voir les choses avec plus de clarté. En effet, le terme Vipassana en sanskrit se traduit pas “voir la réalité comme elle est”. L’objectif est d’observer les choses comme elles sont, d’ouvrir notre esprit sur ce qui nous entoure et sur nous-même.

D’origine Bouddhiste, la méditation Vipassana est probablement la plus ancienne de toutes. Cette dernière nous invite à considérer chaque phénomène, physique ou mental, comme un objet de méditation.

De nos jours, deux techniques sont enseignées en Occident :

  • La méthode Mahasi. Cette dernière nous invite à tout simplement observer chaque phénomène lors de leur apparition. Cette technique est un véritable entraînement pour l’esprit. Elle est temporaire et courte. Avec le temps, plus nous la pratiquons, moins nous nous en rendons compte. En effet, avec la pratique, elle vient changer notre manière d’observer nos pensées, sans forcer.
  • La méthode Goenka. Celle-ci est la plus connue de toutes. Elle est très souvent utilisée lors des cours de yoga, tous styles confondus. Au cours de cette dernière, vous venez effectuer un scan complet de votre corps, de la tête aux pieds. Tout au long de ce scan, vous venez observer vos sensations. Une fois encore sans jugement, vous venez simplement observer et écouter votre corps. Cette technique demande beaucoup de concentration, surtout au début. Il est fréquent que vous ne vous sentiez pas tout à fait détendu les premières que vous effectuez cette méthode, mais avec le temps, votre esprit s’habitue et entreprend l’exercice de plus en plus facilement. Contrairement à la méthode Mahasi, la méthode Goenka incite à étudier plus en profondeur ses sensations et à découvrir vos ressentis les plus enfouis.

La méditation Zazen

Également connue comme “le Zen”, la méditation Zazen se concentre également sur la respiration, cependant avec une variante essentielle. En effet, elle ne se concentre pas sur la respiration nasale, mais plutôt la respiration abdominale. Par respiration abdominale, on sous-entend celle qui provient du bas ventre, c’est-à-dire l’abdomen et le diaphragme.

Lors de cette méditation, la posture a un rôle primordial. Votre dos est bien droit, votre menton est légèrement incliné vers le bas, et vos mains se déposent sur votre ventre.

La méditation Zazen a pour bienfait principal de se libérer de nos pensées encombrantes. En effet, cette technique vous apprend à accepter les pensées qui traversent votre esprit et à s’en détacher.

Originaire du Japon, cette pratique est un véritable rituel pour la population japonais. Comme pour la méditation Vipassana, cette dernière possède deux branches d’enseignement :

  • Le zen Soto. Branche la plus répandue, le but est de rester assis en silence, sans but, face à soi-même. L’attention est portée sur la posture et la respiration. L’esprit peut se comparer à un ciel bleu et les pensées à des nuages, que l’on laisse passer s’ils surgissent. Il est difficile de ne “penser à rien”. Ce qui compte c’est de ne pas se laisser emporter par ses pensées lorsque l’esprit vagabonde, mais de ramener à chaque l’attention sur la respiration et la posture.
  • Le zen Rinzai. Cette dernière est moins répandue en Occident. Lors de cette méditation, l’élève répète une phrase (ou question paradoxale) posée par l’enseignant. Les japonais appellent cette phrase “Koan”. L’objectif ici n’est pas de résoudre ce Koan, mais au contraire d’essayer de lâcher-prise quant à sa compréhension. Autrement dit, c’est une manière d’éduquer l’esprit, en lui enseignant que la vie n’est pas uniquement parsemée de problèmes à résoudre.

Le terme Zen réfère avant tout une philosophie, et le Zazen une pratique de méditation.

La méditation Tibétaine

La méditation Tibétaine, ou méditation Metta, est originaire du bouddhisme tibétain. Cette dernière s’axe autour de la bienveillance et de la compassion.

Cette technique de méditation renforce votre empathie, avec les autres, mais surtout avec vous-même. À long terme, elle vise à augmenter votre positivité et votre acceptation de soi. Ainsi, cette méditation a pour but de vous faire voir la vie sous un autre angle.

Selon les croyances bouddhistes, une personne ayant une faible estime de soi, ou étant trop perfectionniste ou autocritique, est une personne qui pourra tirer de grands bienfaits d’une méditation tibétaine régulière.

Cette technique de méditation repose sur 2 principes essentiels. Tout d’abord nous avons Chiné, la pacification du mental, aussi qualifié de capacité de concentration. Puis, la méditation analytique, traduit Lhaktong. Lhaktong est une manière d’apprendre à mieux comprendre le fonctionnement de son esprit.

Le premier principe de cette méditation, Chiné, est lié au mental et cherche à développer votre compassion et votre amour. Pour atteindre cet objectif, on utilise les 6 vertus, aussi appelées Paramitas. Parmi ces Paramitas, on compte :

  • La générosité,
  • L’éthique,
  • La patience,
  • La tolérance,
  • La persévérance,
  • La sagesse.

Ce type de méditation vise également à développer votre concentration, votre vigilance mais aussi à clarifier votre esprit et la manière dont vous percevez les choses.

L’étape de concentration se transmet facilement et est accessible à toutes et à tous. Or, la pratique de la méditation analytique est plus avancée et complexe. Cette méditation se fait par exemple sous forme de rituels, pratiqués par les Tibétains depuis des milliers d’années.

En effet, le principe de la méditation analytique va beaucoup plus loin. Aussi lié à l’esprit, ce dernier a pour but de vous aider à découvrir votre véritable nature. Contrairement à la méditation Vipassana ou à la méditation Zazen, la méditation Tibétaine analytique se distingue distinctement du reste de leurs pratiques.

Pour dépasser le stade du “Chiné”, cela demande beaucoup d’implication et un investissement personnel profond dans les valeurs tibétaines. Le stade de méditation analytique s’acquiert donc avec du temps et de la persévérance.

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La méditation Kundalini

Nous passons à présent à la présentation de la méditation Kundalini. L’objectif premier de cette dernière est de réveiller l’esprit. Cela passe par le chant de mantras ou de cantiques. De ce fait, les pratiquants essayent d’accéder à la partie inconsciente de leurs esprits.

Comme lors d’un cours de yoga Kundalini, la méditation du même nom porte beaucoup d’attention à la colonne vertébrale. En effet, l’énergie Kundalini naît dans la partie basse de cette dernière, plus précisément dans le Chakra Sacré, Svadhisthana.

Lors des chants de mantras ou de cantiques, cette énergie est ainsi libérée et vient se diffuser dans le corps, à travers la colonne vertébrale.
En effet, pour les spirituels, ils peuvent sentir l’énergie monter et nourrir chaque Chakra. Réveiller cette énergie permet d’arriver un état d’illumination et d’unité.
La méditation Kundalini se divise en 4 étapes :

Étape 1, la mise en place

Dans un premier temps, programmez un minuteur sur une durée de 15 minutes. Durant ce quart d’heure, restez debout, les bras relâchés le long de votre corps. Ne venez apporter aucune tension dans votre corps. Durant cette première étape vous pourrez garder les yeux ouverts ou les fermer, et laissez progressivement votre corps lâcher prise. Il va sûrement se mettre à trembler ou à se secouer.

Ne l’empêchez pas de bouger, laissez-vous aller, sans vous juger. Au fur et à mesure, acceptez ce mouvement et ne faites plus qu’un avec lui. Ici, l’idée n’est pas de se retenir, bien au contraire. Cependant, ce mouvement ou tremblement doit rester le plus naturel possible, ne venez pas le forcer. Au bout de plusieurs minutes, vous abandonnez vos réticences et l’éventuelle gêne ressentie au début. Laissez-le faire, ne le bloquez pas de vos réticences, ne le jugez pas et ne vous jugez pas. Ne cherchez pas non plus à savoir ce qu’on penserait de vous.

Étape 2, la partie dansante

Après 15 minutes passées debout, vous allez pouvoir apporter encore plus de mouvements dans votre corps, en dansant. Vous pouvez mettre de la musique et laissez libre cours à vos mouvements. Une fois encore, ne soyez ni dans la peur, ni dans la retenue, ni dans l’excès. Laissez-vous porter. C’est un moment où vous ne devez rien vous imposer, mais plutôt vous écouter et faire ce que bon vous semble.

De plus, votre corps entier doit danser, totalement libre. Au bout de plusieurs minutes, le lâcher prise de votre corps viendra impacter celui de votre esprit. C’est à ce moment que l’énergie naît. Et lorsqu’elle apparaît, cultivez cette énergie, laissez-la exploser. Autrement dit, on abandonne toutes formes de contrôle.

Étape 3, le retour au calme

Après ce quart d’heure de liberté, où votre énergie a pu se dépenser et s’exprimer, vous pouvez tout doucement revenir dans un état de calme. Retrouvez une posture immobile, debout, assise ou même allongée. L’objectif ici est de cesser tout mouvement et d’apprécier ce retour au calme.

Lors de cette troisième étape, prenez le temps d’observer ce qu’il se passe en vous. Quelles sont vos sensations ? Comment évoluent-elles ? Comment vous sentez-vous dans l’instant présent ?

Il sera difficile de rester immobile dans un premier temps, mais après plusieurs minutes, vous reviendrez vite dans un état de quiétude et de détente profonde. En effet, la dépense énergétique de l’étape précédente vous permet de mieux apprécier ce moment de détente et d’entrer dans une relaxation un peu plus profonde.

Dans ce nouveau quart d’heure, profitez pleinement de vos ressentis. N’oubliez pas de respirer profondément.

Étape 4, la relaxation finale

Arrêtez la musique et venez entamer votre dernière session de 15 minutes. Pour ceux qui étaient debout ou assis, le moment est venu de s’allonger dans cette dernière étape.

Après avoir passé 45 minutes très intenses, vous allez pouvoir laisser votre corps et votre esprit se détendre. Le corps entier est venu travailler au cours des exercices précédents, cela vous permet à présent de développer une certaine sensation de sérénité et de bien-être.

Pour cette étape finale, fermez vos yeux, n’hésitez pas à poser votre tête sur un coussin et à vous couvrir avec un plaid. Pendant ce dernier quart d’heure, vous restez immobile et silencieux. Vos sens viennent doucement s’atténuer.

Comme lors des cours de yoga Kundalini, cette pratique de méditation est remuante. Spirituellement, physiquement, mentalement, psychiquement… C’est une expérience forte en sensations.

Ce type de méditation aide particulièrement à développer un plus grand lâcher-prise, à réduire son stress mais aussi à détendre le corps et le mental.

La méditation Tonglen

Pour terminer, nous allons à présent vous présenter la méditation Tonglen. Cette technique méditative est originaire de la religion Bouddhiste.

Cette dernière se distingue des autres de manière significative. En effet, elle a pour but de nous connecter avec des éléments nous causant de la peine et de la souffrance.
Cela ne paraît pas très réjouissant aux premiers abords, mais les bienfaits en valent la peine. Grâce à cette méditation, vous pourrez ainsi venir atténuer votre douleur et même vous en libérer.

De manière générale, nous avons tendance à fuir cette douleur. Or, fuir ses émotions négatives et ses douleurs ne peut qu’aggraver la situation à long terme. En effet, vous venez nourrir ces peurs et ces douleurs tout au long de votre vie, par refus de les affronter.

Voilà pourquoi ce genre de méditation est une manière efficace de surmonter les épreuves les plus difficiles de notre vie. Avec de la pratique, la méditation Tonglen nous aide à être plus positif, compatissant mais aussi empathique. De plus, cette méditation travaille beaucoup sur la respiration et vous aide à utiliser cette dernière pour vous auto-calmer.

L’autre particularité de cette méditation est qu’elle change vos habitudes les plus ancrées. En effet, avec cette technique, vous réapprenez à éviter d’accumuler trop de souffrance et à trouver plus de plaisir dans vos actes du quotidien. Avec le temps, vous entraînez votre esprit à absorber le négatif et à le transformer en quelque chose de positif.

Accepter sa vulnérabilité vous permettra ainsi de dépasser vos peurs, mais aussi de développer une plus grande capacité d’acceptation. Vous ne subissez pas votre vie, vous l’acceptez.

Cette technique de méditation est un outil thérapeutique puissant, souvent utilisé par les professionnels de santé dans les cas de dépressions ou pour aider certaines personnes à se remettre d’une expérience traumatisante.

Pour pratiquer cette méditation, il existe plusieurs types d’exercices. Cependant, un élément reste commun pour chacun de ses exercices : votre respiration. En effet, cette dernière joue un rôle majeur durant la méditation. Elle est un véritable support lors de votre pratique.

Nous allons ici vous citer un des exercices types que vous pouvez pratiquer lors d’une méditation Tonglen :

  • Après avoir porté votre attention vers votre respiration, vous commencez à vous sentir plus calme.
  • Puis, commencez avec ce premier exercice de visualisation. Essayez peut-être de vous imaginer où vous serez dans plusieurs années. Dans 5, 10, 20 ans, voire plus. Durant cet exercice, pensez aux potentielles souffrances de votre futur soi. Physique et mentale.
  • Puis, à chaque inspiration, ressentez ces souffrances, intégrez-les.
  • Puis, à chaque expiration, venez compenser cette souffrance. Comme si vous envoyiez un peu de bienveillance et de compassion à votre futur soi.
  • Au fur et à mesure, le sentiment de souffrance sera effacé par vos pensées positives. Vous offrez bonheur, bien-être et amour à votre futur soi.

La méditation Tonglen n’est pas faite pour tout le monde. Certains la trouveront trop difficile, ou trop négative. Il est en effet compliqué de faire face à ses fragilités. Une fois de plus, ne venez pas vous forcer. Si vous sentez que cette dernière n’est pas pour vous, essayez peut-être d’autres pratiques méditatives. Et qui sait, peut-être qu’un peu plus tard dans votre vie, vous vous sentirez plus à même de vous lancer.

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La méditation Bhakti Yoga

La méditation Bhakti yoga est l’une des formes les plus spirituelles de la médiation. En effet, cette dernière vise à connecter l’esprit du pratiquant avec un Dieu ou une divinité.

À travers cette méditation, le pratiquant montre sa dévotion envers sa croyance, ou son culte. De plus, il s’agit d’une méditation dite “avancée” et très technique, de ce fait, si vous débutez dans la pratique de la méditation, celle du Bhakti Yoga n’est pas la mieux adaptée.

Depuis la nuit des temps, de nombreux Bouddhistes pratiquent cette technique de méditation, dans le but de se connecter avec leur divinité, Bouddha, source de paix intérieure.

Une méditation Bhakti commence par un temps de relaxation, corporelle et mentale. Créez-vous un espace propice à la détente, au calme. Allumez des bougies, de l’encens, mettez une musique douce… Ensuite, asseyez-vous de manière confortable et fermez progressivement vos yeux.

Puis, venez choisir un sujet ou une divinité qui vous inspire. Cela peut-être un Dieu, mais aussi un élément de la nature, comme une fleur, un arbre ou une montagne. Au long de la méditation, l’objectif est de vous connecter à cet élément, de ne faire plus qu’un avec ce dernier. Durant cette pratique, vous pouvez également vous concentrer sur l’espace entre vos sourcils, aussi appelé “le troisième oeil”, ou Ajna Chakra.

La durée de cette méditation correspond à 108 respirations. L’énergie s’accumule au niveau de votre troisième oeil, signe de contact avec votre divinité.

Comment méditer lorsque l’on débute ?

Vous l’aurez compris, quel que soit le type de méditation, elle comporte de nombreux bienfaits pour votre corps, mais surtout pour votre esprit. Cette dernière partie d’article est pour toutes celles et ceux qui souhaitent se lancer pour la première fois. Nous vous partageons ici nos meilleures recommandations.

Trouvez un endroit propice à la méditation

Avant toute chose, il convient de trouver un lieu propice à la méditation. Préférez un endroit calme, avec le moins de sources de distractions possibles, surtout lorsque vous débutez.

Si vous pratiquez chez vous et que vous n’êtes pas seul, prévenez les personnes habitants avec vous de ne pas venir vous interrompre lors de vos méditations.
Vous pouvez également pratiquer la méditation en extérieur, tant que vous vous y sentez bien. En effet, le but est de trouver un lieu qui vous procure une certaine sérénité.

Un lieu calme viendra faciliter ce moment d’introspection et vous pourrez être plus impliqué et concentré.

Installez-vous confortablement

Ensuite, assurez-vous de porter des vêtements confortables et amples pour votre pratique. Vous devez vous sentir à l’aise pour méditer.
De plus, il est préférable de retirer ses bijoux ou tout accessoires qui peuvent vous déranger. Enfin, il est également préférable de rester pieds nus, ou avec des chaussettes si vous avez froid aux pieds.

Trouvez la bonne posture pour vous

À présent, parlons posture. Cette dernière est un élément très important. Elle influence votre état mental et votre capacité de concentration.

Lors de la méditation, il est recommandé d’avoir le dos bien droit, les épaules et les bras détendus. Votre nuque est bien alignée à votre colonne vertébrale et votre visage est également relâché. L’objectif ici est de trouver le juste milieu entre équilibre et rigidité.

En d’autres termes, si vous êtes dans une posture trop relâchée, vous risquez de tomber dans un état de somnolence. Au contraire, si vous êtes trop tendu, cela ne sera ni agréable ni pratique pour vous concentrer. En effet, votre mental aura tendance à s’agiter.

Vous pouvez vous asseoir sur le sol, avec les jambes croisées, ou encore vous asseoir sur une chaise, pieds à plat au sol ou sur un coussin. Certains aiment également s’agenouiller pour la méditation. Sachez que ces 3 options sont toutes possibles.

Si vous n’êtes pas sûrs de votre posture, sachez qu’il existe de nombreux guides de méditation avec des informations détaillées sur la bonne posture à avoir.

Sachez que pour méditer, vous n’avez pas besoin d’utiliser de matériel. Cependant, lorsque vous débutez, certains accessoires peuvent vous aider à adopter une meilleure posture et à rendre vos débuts plus agréables. Parmi ces accessoires, nous avons :

  • L’incontournable coussin de méditation. Ce dernier offre une assise plus confortable. Il existe sous toutes les formes, afin de s’adapter à toutes les morphologies. Lors de la méditation, venez-vous asseoir en bout de coussin, avec les jambes retombant sur le sol. Ainsi, le sang circule mieux dans vos jambes.
  • Une couverture. Cette dernière permet aux plus frileux de pouvoir se couvrir et d’être plus à l’aise. En effet, il est difficile de se concentrer dans sa pratique si l’on a trop froid.
  • Et enfin, des petits coussinets de méditation pour vos yeux. Ces derniers aident vos yeux et votre visage à se relâcher. De plus, vous pouvez vous immergez plus profondément dans votre méditation.

Trouvez l’horaire qui vous convient le mieux pour méditer

Tout comme pour le lieu, il est important de choisir un moment propice pour votre méditation. Trouvez un moment où vous n’êtes pas occupé et où vous avez le plus de chance de ne pas être dérangé.

Avec le temps, essayez de pratiquer votre méditation toujours au même moment de la journée. Ainsi, vous créez une nouvelle habitude à votre routine, une sorte de rituel.

Commencez doucement

Pour commencer, il est préférable de méditer sur des courtes périodes. Commencez peut-être avec une pratique de 10 minutes. Ainsi, vous pourrez plus facilement intégrer cette pratique dans vos habitudes, puis dans votre routine quotidienne.

Puis, vous pourrez progressivement augmenter la durée au fur et à mesure des séances. Il est plus bénéfique de méditer uniquement 10 minutes par jour, mais de manière durable, plutôt que de méditer 1 heure d’un coup, une fois par mois.

En effet, la continuité est ce qui rendra votre méditation plus efficace à long terme. Une pratique discontinue ne vous aidera pas à mieux gérer vos émotions négatives, ni ne pourra réduire efficacement votre stress.

Avec le temps, vous pourrez facilement atteindre les 30 minutes de méditation quotidiennes, voire plus pour certains.

Concentrez-vous sur un objet

Lors de vos débuts en méditation, un moyen efficace de vous concentrer est de porter votre attention sur un objet. Une bougie, un cristal, une fleur… Trouvez quelque chose qui vous apporte sérénité et quiétude.

Au fil des minutes, vous vous laisserez bercer par votre propre respiration et votre mental s’apaisera. En cas de distraction, il sera facile de ramener votre attention auprès de cet objet physique.

Pratiquez la visualisation

Une autre manière efficace d’aiguiser sa concentration est la visualisation. Cela peut être une couleur, un lieu, ou même une personne.

Pratiquer la visualisation durant votre méditation aide votre esprit à rester concentré. C’est aussi un bon exercice pour les personnes à l’imagination débordante.

Ne vous jugez pas

Une chose très importante lorsque l’on commence la méditation est d’abonner tout jugement. Ne vous mettez pas une pression immense derrière cette pratique. N’ayez aucune attente et commencez cette aventure sans aprioris.

Le but de la méditation n’est pas de contrôler vos pensées, émotions ou sensations, bien au contraire. Lorsque l’on médite, on apprend à les accepter, et ainsi à mieux vivre avec elles.
Cette acceptation vous mènera ensuite vers un état de bien-être et de tranquillité.

De ce fait, pendant votre méditation, n’essayez pas d’arrêter de penser. Au contraire, venez observer ses pensées. Quelles sensations nous apportent-elles ? Pourquoi sont-elles là ? En restant détachée de ses pensées et des émotions qu’elles peuvent créer.

Voyez cela comme une sorte d’expédition, où vous explorez votre subconscient. De manière passive, sans vous juger ou essayer de classer chaque pensée comme bonne, ou mauvaise. Lâcher prise !

Dernière petite chose, l’important n’est pas de ne jamais être distrait durant la méditation. L’important est, à chaque fois que l’esprit s’égare, vous le ramenez à vos sensations.

Même après des années de pratique, il est normal que parfois l’esprit s’égare, c’est même inévitable. Soyez indulgents et patients avec vous-même.

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Nous espérons que cet article vous a plu et qu’il vous aidera à faire vos premiers pas dans l’univers de la méditation.

Avez-vous déjà essayé l’une des méditations présentées dans cet article ? Ou peut-être plusieurs d’entre elles ? Les bienfaits de la méditation sont similaires, cependant, certaines insistent plus sur certains points que d’autres. À vous de trouver celle qui vous convient le mieux.

Prenez votre temps et bonne « meditation practice » à tous !

Namaste.

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